Samedi 31 Janvier 2010

Ce matin , après des "au revoir" à nos familles et nos amis venus nous soutenir, nous avons pris la route. Il n'y a pas grand chose à signaler pour ce premier jour, aucun problème mecanique, la maréhaussée nous a laissé tranquille. Nous sommes arrivés à Barcelone vers 8 heures 30, Petit soucis pour trouver un hotel dans cette grande ville. Nous avons terminé dans un hotel de tres bonne qualité après une heure de recherche car nos ne voulions pas nous eloigner trop de la zone portuaire.Demain grasse matinée, le bateau part à 14 heures , nous irons peut être faire un tour en ville..

Apres une traversée de 27 heures pendant laquelle nous n'avons même pas eu accès aux sièges que nous avions réservés, ces derniers étant occupés depuis Gênes par d'autres voyageurs aussi fatigués que nous, nous avons cru un moment pouvoir débarquer. Peine perdue un encombrement au port empêchait l'accostage. Une fois cet accostage effectué nous avons donc débarqué par une passerelle pour le camion qui nous semblait difficilement praticable. Malgré toutes les précautions, Claude et moi avons malheureusement entendu un bruit très inquiétant. Apres inspection du camion, il nous a semblé que seul le silencieux du pot était déboité. Nous verrons les suites plus tard.

Passage en police. Nous sommes mis tout de suite de coté et nous faisons des allers-retours incessants pour avoir un malheureux numéro d'enregistrement. Ensuite la douane, et la, c'est le pompon, monsieur ne bougez pas votre voiture, nous allons tout fouiller... bref les menaces habituelles pour créer du bakchich. Et derrière nous se garent un à un TOUS les camions et camping cars. Nous restons tous à nous demander comment partir de la et après trois heures, nous rentrons un très gentil officier de la douane qui est estomaqué de nous voir encore là et intime a ses subordonnés de signer le laisser passer. Il est huit heures, n0us roulons porte ouverte pour ne pas être asphyxié. Au bout de quelques kilomètres, nous trouvons des mécaniciens qui réparent la panne initiale. Mais en repartant, l'odeur d'échappement est toujours très fort, nous jetons un coup d'oeil au moteur et nos nous apercevons que la pipe du collecteur d'échappement est cassée. Qu'a cela ne tienne nous continuons allégrement vers RABAT mais des odeurs de brulé dans la voiture nous imposent une nouvelle inspection . Nous nous rendons compte que la chaleur des gaz d'échappement ont fait fondre la batterie et un partie du radiateur de chauffage.Devant les dégâts, nous sortons à MOULAY BOUSSALHEM. Enfin, notre bonne étoile surgit sous les traits de ANOUAL, pharmacienne à MOULAY qui nous voyant dans la détresse prend les choses en mains, appelle des mécaniciens, les gendarmes pour s'assurer de l'intégrité du véhicule et nous trouve un logement spacieux bien que très froid. Ne voulant pas nous laisser le ventre creux, elle nous invite même à manger des boulettes de viande à minuit.

Le mardi 3 février, nous décidons de laisser la voiture a MOULAY et de prendre le train pour RABAT afin d'avoir nos visas pour la Mauritanie. Les formalités se déroulent sans problème mais de retour à MOULAY, nous nous apercevons que le délai pour récupérer les visas risque d'être trop court et je reprends donc le train pour RABAT pendant que Claude attend que les travaux de réparation soient finis pour me rejoindre à RABAT. Il est six heures, nous partons enfin pour EL JADIDA et tout se déroule sans problème.EL JADIDA : Les pieds Nickelés de EL JADIDA bientot sur le départ? Ce matin a notre grande surprise ce F.... car ne démarrait pas, et en plus il y avait le turbo qui avait été mal fixé. Nous avons donc dû de nouveau faire appel à la compétence de nos amis marocains qui ont soudé des boulons, réparer le démarreur , changé la batterie, refixer le pot d'échappement pour la modique somme globale de 450 Dh soit 40 euros. Les réparations ont été longues et nous avons décidé de rester sur place pour partir demain matin. Pour ma part j'ai en plus fait le taxi avec Khalid MOUATASSIM en attendant que tout soit OK pour garer le bus pour la nuit. Demain Nous espérons partir pour un trajet de 1000 km pour atteindre le camping du Roi Bédouin quelques km avant Laayoune.Photo de cette journée demain car nous n'avons pas le moyen ce soir de transferer les images.

En route vers le désert . Enfin une journée quasi parfaite!!!!!! Nous sommes partis ce matin très tôt apres des adieux avec Haj pour aller le plus loin possible. Nous avions prévu de rejoindre Laayoune, capitale du sahara occidental mais la traversée de l'atlas jusqu'à Agadir à été très longue. Nous avons d'ailleurs dû faire appel à un garagiste pour un problème de surchauffe du moteur qu'il a reglé en deux coups de cuilleres à couscous pour la somme EXORBITANTE de 400 dh... Bref tout va pour le mieux, nous sommes entrés dans le sahara ce soir et dormons à l'auberge des Deux Chameaux , tenue par sandrine et Japy que vous pouvez joindre au 0618490680. Le couscous est bon et la chambre de type marocaine nous semble très confortable. Route monotone, nous attendons l'arrivée dans le vrai désert, Apres 14 heures de route, nous avons atterri à l'auberge MOUSSAFIR, Franchement a ne pas conseiller, la chambre était on ne peut plus sale, le groupe électrogène bruyant, et les camions trop proches. Nous avons profité de cette soirée pour nous promener dans DAKHLA qui est une ville bien animée.

DE DAKHLA A LA FRONTIERE (07 février 2010) Journée tres compliquée. Parti de DAKHLA très tôt pour arriver à la frontière mais du fait des contrôles incessants, nous sommes arrivés que vers 13 heures au poste frontière, avec une queue immense de voitures et de camions. L'explication, le scanner est en panne. Nous allons avec claude au poste de douane et discutons avec les douaniers et au bout du compte arrivons à avoir un passage prioritaire en tête de la file. Malgré cela, les formalités trop compliquées nous font quitter le poste vers 16 heures. Ensuite, passage du NoMan's land, territoire qui n'appartient ni au Maroc ni a la Mauritanie. Route inexistante, rocher et sable partout. Du NO MAN'S LAND à NOUADIBOU (07 février 2010) Passage de la frontière Mauritanie avec tout un groupe de français, nous sommes tous excédés par la longueur de formalités inutiles qui nous empêchent de rejoindre NKC ce jour. Nous décidons de dormir dans un camping sécurisé à NOUADIBOU en compagnie de Gille et Bernard, deux jeunes retraités. Nous avons bu quelques bière fraîches et manger une tajine pas vraiment acceptable!!! En route vers NOUAKCHOTT : journée on ne peut plus facile mais on ne peut plus chaude en Mauritanie. Désert , route monotone, sable et dunes a perte de vue. Les mauritaniens sont sympa pour ce qui est des contrôles de police qui durent 30 secondes mais en revanche il ne sont pas tres aimables surtout en ce qui concerne les prix pratiqués vraiment a la tête du client. Ca y est nous sommes a NKC, auberge MENATA comme prévu. Demain nous partons pour KIFFA si on peut avoir les visas du Mail au poste frontière de NIORO DU SAHEL. Sinon nous resterons la matinée à NKC pour aller au consulat du Mali

Ca y est nous sommes à BAMAKO Enfin!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (10 février 2010) Pourquoi enfin!!!!!! Tout simplement parce que nous avons passé deux jours difficiles en Mauritanie. Pays où les gens ne sont pas très sympathique, où tout est bon pour escroquer les européens Vous avez besoin de changer un pneu, hors de question de vous rendre service, il faut tout payer, y compris la course du taxi pour aller soit disant chercher une clé. Tous les contrôles (très nombreux) se déroulent sans problème mais le discours est toujours le même, il faudrait donner des cadeaux et ne pas aller au Togo , chez des gens que les Mauritaniens trouvent sous développés.. Notre première étape NKC à KIFFA sans trop de problème, (un pneu éclaté). On a dormi au Phare du Désert comme prévu mais la douloureuse était deux fois plus élevée que les tarifs sur internet. Ensuite, KIFFA à NIORO DU SAHEL. La nous avons commencé par éclater un autre pneu et avons passé trois heures à attendre de savoir comment les mauritaniens allaient nous dépouiller. Nous avons eu le droit a la totale, 20000Um pour un pneu usagé, 1000um pour une valve, 2000um pour le prêt d'une clé. Et comme nous manquions d'argent l'épicier nous a fait du change avec un taux très bas en nous disant que puisque nous avions besoin d'argent , il fallait bien que l'on accepte. Ensuite la route pour NIORO DU SAHEL complètement atomisée au point que Claude a jeté l'éponge. Après 3 heures pour faire environ 100 km nous avons eu un passage meilleur et sommes arrivés tard à NIORO DU SAHEL. Mais nos amis des différents convois étaient partis très tôt mais ont passé 8 heures à la douane. Nous, derniers arrivés, derniers servis mais sans attente. 15 minutes de douanes et on est revenu chercher les papiers 2 heures après. Entre temps nous avons dîné en ville avec les habitants dans la rue et pris une chambre trop chaude (45° dans la chambre). ce matin départ tranquille pour BAMAKO, route hyper agréable, mieux que certaines de nos nationales. Pas de problèmes lors des différents contrôles routiers. Nous avons fait du change, sommes allés au consulat du BF où nous avons eu confirmation que les visas se prenaient à la frontière. Après ce passage au Cyber, nous allons nous reposer puis reprendre la route pour 160 km direction SIKASSO afin de nous avancer vers le BF et d'être avec vous samedi après midi au village de KPEGLO

ENFIN KPEGLO : Nous vous avions quitté à BAMAKO, après notre passage un peu mouvementé en Mauritanie. Nous avons dormi à BOUGENI le soir de notre dernier article, à 15 km de BAMAKO, dans un hôtel qui sera de très loin le meilleur souvenir de notre voyage. Repas agréable, chambre propre et eau chaude dans des douches propres. Le lendemain nous repartons pour le BURKINA FASO. La route est de mauvaise qualité en quittant le MALI vers SIKASSO et le passage de la frontière se fait sans aucun problème, à l'exception d'un accident d'une voiture qui est partie en tonneaux dans le cabanon au côté duquel se tenait Claude. Son voyage a failli s'arrêter là!!!. Après les soins prodigués aux blessés, nous repartons et entrons au BURKINA. La route est relativement bonne et nous roulons à une bonne allure. Nous décidons de rejoindre OUAGADOUGOU le jour même. Malheureusement , la route se dégrade de nouveau et les 150 derniers kilomètres se font de nuit, en évitant les trous dans le goudron. Nous arrivons vers 23 heures à OUAGA et mettons une heure à trouver un hôtel. Après avoir pris une chambre, nous nous promenons dans la ville la nuit pour finir à la terrasse d'un café pour manger un poulet frites. Nous nous endormons tard et nous nous levons vers 7 heures du matin direction le TOGO Là , nous savons ce qu'il va nous arriver, route défoncée, quasiment impraticable. Le passage à la frontière donne lieu a une mémorable engueulade entre les douaniers et moi même, es derniers voulant nous extorquer 107000 FCFA pour droit de passage. Il s'avère qu'il s'agissait d'une escroquerie organisée par les transitaire à laquelle le chef du bureau des douane a pu mettre un terme. Voyageurs, n'hésitez pas à dénoncer les pratiques qui vous paraissent frauduleuses auprès des responsables. Ces derniers ne sont souvent au courant de rien. Ça y est nous sommes au TOGO avec ces routes cabossées et les cris des enfants YOVO, YOVO dès qu'ils nous voient. La première partie de la traversée de ce petit pays nous mène presque jusqu'à KARA . En revanche, le samedi nous avons la plus difficile des routes a faire. Premièrement la Faille d'ALEJO puis l'absence de route jusqu'au village de KPEGLO comme vous le verrez sur les photos. Malgré cela nous espérions être au village vers 15 heures et respecter , (oh miracle!!!) notre délai initial. Mais le sort s'acharne contre nous et a ANIE, un camion est renversé entièrement sur la chaussée et nous passons 4 heures à attendre que des engins viennent déblayer la route. Avec le retard, nous roulons alors de nuit pour les 200 km de "route" qui restent et nous sommes heureux de voir la piste de MAMA-COPE se profiler. Les derniers kilomètres sont interminables, je sais que nous ne sommes pas loin, Claude s'inquiète un peu car à chaque fois je lui dis que on arrive. En fait, la nuit tout est différent, et je passe allègrement devant la mission sans même avoir vu l'école et le dispensaire. A ce moment là, nous voyons des lumières dans tous les sens qui nous font comprendre que nous sommes arrivés. Après les retrouvailles de tout le groupe qui vient d'arriver, nous nous posons un peu, répondons aux questions qui fusent de partout et recevons déjà la visite des amis du village.